Coucou !

Déjà 

   3  amoureux des fées en ligne!


 

Belles Images

Mercredi 1 novembre 2006

 

 L'Ange et la Fée

 

Assis sur une branche, le regard perdu dans le vide, un ange semblait porter toute la douleur du monde sur ses épaules. Petite fée son amie passait par là et le vit. Elle s’approcha et se posa en silence à ses côtés. Voyant les sillons que ses larmes dessinaient sur ses joues, elle se pencha doucement vers lui et de sa douce voix lui demanda timidement :

-         Pourquoi pleures-tu ?

-         Parce que je ne peux soigner tous les maux de la Terre… répondit-il dans un murmure.

-         Tu ne peux tous les soigner mais ceux que tu soigneras seront à jamais sauvés même si tu n’en sauves qu’un.

Comme il pleurait toujours, elle lui demanda à nouveau :

-         Pourquoi pleures-tu ?

-         Parce que je ne peux sauver tous ces pauvres gens….

-         Tu ne les sauveras pas tous. Mais ceux qui feront appel à toi, à ceux-là tu leur offriras une autre chance.

Comme il semblait toujours aussi triste, elle écouta le silence qui régnait en ces lieux. Il offrait quiétude aux âmes tourmentées qu’il arrivait à apaiser. La souffrance qui se dégageait de lui semblait palpable, elle aurait presque pu la prendre entre ses mains.

Rompant enfin le silence , il dit d’une voix tremblante d’émotion :

-         Je ne suis qu’un pauvre ange incapable…

Ne le laissant pas le temps d’achever sa phrase, elle posa un doigt sur les lèvres.

-         Rappelle-toi…murmura-t-elle. Tu m’as sauvé, moi, d’une mort certaine. Une fée ayant perdu ses ailes n’en est plus. Tu m’as rendu mes ailes… Tu m’as montré qu’il ne fallait pas perdre espoir, donner ce qu’on pouvait et faire de son mieux, aider dans la mesure de ses moyens. Tu m’as appris toutes ces choses. Tu m’as redonné espoir, tu m’as donné ton amour.

Elle reprit après une courte pause :

-         Tu n’es ni un incapable ni un pauvre. Tu es riche de ton amour, de cet amour que tu donnes aux autres… Et tu n’es pas n’importe quel ange… Tu es mon ange, mon ange gardien.

Elle l’embrassa prestement le front avant de disparaître dans un rayon de soleil. L’éclat de ses boucles blondes dansaient encore devant ses yeux qu’elle avait su rendre étincelants de lumière.


par marypistache publié dans : Histoires ou contes de fées
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Dimanche 15 octobre 2006


Le journal de Louis Rossignol

ou le journal d'un homme qui avait vu  les fées


Je ne pensais pas tomber sur une perle rare ce matin en me levant... Et je crois qu'il y a des jours comme ça où le hasard vous révèle des surprises que vous n'attendiez pas même dans vos rêves les plus fous. Je tenais à vous faire partager ma découverte sans plus attendre.

Vous trouverez sur ce site, le témoignage d'un homme qui a écrit avoir vu des fées et qui ensuite a disparu... Vous pourrez lire les pages de son journal, voir ses dessins, vivre son aventure qu'il a fidèlement retranscrite dans les pages de son journal. C'est à son petit-fils que nous devons la possibilité de lire ce témoignage, qui a su à travers son site retranscrire la magie et la mystère de ce journal... Un très beau site pour un témoignage plus qu'intriguant. Vous pourrez aussi suivre les l'auteur du site sur la quête de la vérité, lancé sur les traces laissées par son arrière grand-père. Je ne vous tiens pas plus longtemps en haleine. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture !


Cliquez sur ce journal pour accéder à celui de Louis Rossignol
par marypistache publié dans : Histoires ou contes de fées
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Vendredi 10 mars 2006

 

La vraie histoire de la Fée Mélusine

 Vous la connaissez déjà sûrement par d'autres sites, d'autres conteurs... Mais j'ai bien apprécié la version proposée par Philippe le Templier. Ce qui m'offre également l'occasion de vous faire découvrir ce site que j'affectionne tout particulièrement et qui par son design et ses articles vous replongeront avec plaisir et avec joie dans le Moyen-Age. Sur Médieval et Moyen-Age, vous rencontrerez avec plaisir Dame Belette qui vous livrera ses recettes de cuisine et ses potions magiques, avec Philippe le Templier, vous vous laisserez ensorceler par ces dons de conteurs et vous plongerez dans des histoires passionnantes, des contes et des légendes - et je vous assure que le Moyen-age en est riche!-  le Vieux Sorcier Honorius qui vous fera découvrir le Moyen-Age à travers des proverbes et des histoires surprenantes... Vous redécouvrirez le Moyen-Age, vous le verrez comme vous ne l'avez jamais vu! C'est un site fantastique à conseiller aux jeunes comme aux moins jeunes... Allez, je vous le conseille de ce pas, découvrir ou redécouvrir l'Histoire de la fée Mélusine et bien d'autres encore...

C'est également l'occasion pour moi de vous présenter cette BD sur laquelle je suis tombée en faisant des recherches pour illustrer mon article. Comme quoi les fées sont toujours une source d'inspiration!

 

par marypistache publié dans : Histoires ou contes de fées
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Samedi 4 février 2006

 

La Fée des fleurs
 
 
Une vieille légende roumaine dit que lorsque tout ce qui vit prit sa forme et sa dénomination définitive, seul l’homme fut mécontent car la terre lui semblait toute noire et déserte. Il sentait que quelque chose manquait pour que sa vie devînt belle et heureuse. La fée aux fleurs apparut et, en entendant ses lamentations, lui dit :
-        Je vais couvrir la terre d’une parure originale qui serait à jamais ta consolation.
A un signe de sa baguette magique, des fleurs en grand nombre sortirent soudain de terre et vinrent se ranger les unes auprès des autres. La fée trempa alors sa plume magique dans les couleurs de l’arc-en-ciel et donna à chacune une coloration différente. Sa plume fit merveille et bientôt toute la terre se trouva couverte d’une multitude de fleurs de toutes sortes.
        Les fiers chrysanthèmes purent s’enorgueillir de leurs robes éclatantes et multicolores, les roses de leurs pétales semblables à du velours, les œillets, les jasmins, les lilas, les giroflées de leurs tons chauds et leur suave parfum. Ce fut ensuite le tour des craintives pensées, des timides violettes, si timides qu’elles se cachent derrière leurs feuilles, des campanules et de leurs sœurs les humbles fleurs des champs. En même temps, la fée donnait à chacune d’elles un nom et lui fixait le lieu de résidence qui serait désormais le sien. S’alignant sagement, toutes ces fleurs attendaient le moment de gagner leur nouvelle destination.
        Toujours peignant fleur après fleur, la fée se trouva nez à nez avec un rayon de soleil qui l’observait depuis longtemps et l’avait suivie tout au long de ses pérégrinations.
-Mon bon père Soleil, aimerait, lui dit-il, faire quelque chose pour l’humanité. Il souhaitait qu’une fleur à sa ressemblance soit comme lui revêtue d’or pour apporter sa lumière aux humains durant les journées grises où, caché par les nuages, il demeure invisible.
        La fée, trempant aussitôt sa plume dans la poudre d’or en recouvrit le tournesol qu’on appela désormais le «  grand soleil ».
        Un enfant lui demanda ensuite d’inventer une fleur particulièrement belle, pour l’offrir à sa maman. Après avoir réfléchi, la fée choisit le blanc qui est la couleur des candides pensées de l’enfance et , voulant dépeindre la douceur d’un sourire maternel, créa le lys qui est et restera à jamais le symbole de l’innocence.
        Lorsque toutes ces fleurs furent prêtes pour réconforter les pauvres humains, on entendit, venant de très loin, de sous un amas de neige, comme un soupir d’enfant abandonnée :
-Je suis la seule à avoir été oubliée, bonne fée, disait une petite voie plaintive, et je suis restée sans couleur et sans nom. Lorsque mes sœurs se disperseront sur la terre pour accomplir leur mission et que leur beauté réjouira les regards, moi je resterai ici et personne ne le saura.
        Tout émue, la fée répondit :
-        Ne sois pas malheureuse, petite fleur. Toi, qui es la dernière, tu sera la première. Parce que tu as été oublié, petit perce-neige, c’est toi qui, avec tes clochettes toutes blanches, seras chargé d’annoncer la venue du Printemps. A ta vue, tous se réjouiront.
Et c’est depuis ce temps-là que ces fleurs poussent aux quatre coins de la terre et qu’elles emplissent de joie le cœur de tous les hommes épris de beauté.
 
Extrait de 65 Légendes et Récits autour du monde
Collection « Contes pour rêver »
Librairie Duponchelle
par Légende roumaine publié dans : Histoires ou contes de fées
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Vendredi 27 janvier 2006

La Petite Fée du Bois

 Jacqueline-Collen Tarrolly Copyright

Les menusiers doivent bien la connaître... Elle aime traîner dans leur atelier et les inspirer. N'avez-vous jamais entendu un bruissement d' ailes tout près de votre oreille... et des petits éclats de rire aussi fins que du crital. Si c'est le cas, cela veut dire que vous n'êtes pas seul! Elle est là tout prêt de vous à vous regarder travailler! Elle adore l'odeur du bois, l'odeur du vernis sur les meubles... Vous voir restaurer des vieux meubles est pour elle une grande joie car parfois se cache dans une amoire une petite fée qui n'avait pas voulu quitter sa demeure... Vous ne les voyez pas qui papotent et se racontent mille et un souvenirs. La petite fée qui voit sa demeure embellir sous les mains de l'artisan se sent rajeunie de cent ans! C'est qu'elles ne sont pas toutes jeunes, nos amies les fées. Leur sagesse s'est accumulée au cours des siècles et si vous voulez bien leur prêter l'oreille, vous entendrez peut-être si vous faîtes bien attention leurs conseils. Peut-être est-ce elles, ces petites voix que vous entendez-vous avertir de dangers? Elles ont aussi leurs lieux de prédilections, les bois, les jardins, les vieux meubles, les greniers... Elles sont partout là où l'harmonie, le bonheur et la création régnent... Elles aiment s'amuser et sont toujours très gaies comme nos deux petites fées de tout à l'heure. Mais que font-elles? Elles glissent à l'oreille de notre menuisier quelques idées pour améliorer la demeure de la petite fée de l'armoire. Une inspiration semble soudain lui être parvenue et il se met au travail! Si vous voyez comme il la bichonnent cette amoire avec tant de tendresse et de délicatesse. Il la traite comme une personne aimée... Il la caresse, la charme , l'envoûte des mains puissantes et expertes. Et ne voilà pas que notre armoire est restaurée. C'est bientôt l'heure des adieux! Nos deux petites fées passeront la nuit entière à discuter, rire et chanter. Quand au menuisier, ses rêves seront peuplés d'objets plus beaux les uns que les autres que dès son réveil, il dessinera sur le papier avant de les fabriquer... C'est un cadeau de nos deux petites fées pour le remercier de son fabuleux travail... Notre petite fée s'en retournera à la contemplation et peut-être même qu'un jour si vous allez dans un atelier  de menuiserie, un vrai, verrez-vous une petite fée assise sur un morceau de bois en train d'observer un menuisier en train de sculpter une magnifique figurine de ... fée

Marypistache

P.S : merci à Francisek pour son générateur de texte dégradé! C'est joli non ? ( le titre! )

 Cliquez sur clien si vous voulez faire de même :

http://www.francisek.com/article-920864-6.html

par marypistache publié dans : Histoires ou contes de fées
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Jeudi 26 janvier 2006

 

Petite Fée et le Mage Blanc
papillon
 
 
Une Sorcière à la beauté maléfique avait décidé d’accroître sa puissance en volant l’essence même des fées. Elle s’était servie d’un mage qu’elle avait mis en son pouvoir et était devenu un mage des ténèbres. Il les capturait, puis emprisonnait leur essence magique dans des boules de cristal. Les petites fées, vidées de leur magie, étaient comme figées, et ressemblaient à des marionnettes sans vie. Il les enfermait ensuite dans des prisons de pierre. Chaque fée, transformée en petite figurine de pierre, était plongée dans un profond sommeil. Le "Mage Noir" , la Sorcière Maryaelle l’avait rebaptisé ainsi, était auparavant un magicien à qui les fées aimaient rendre visite. Une solide amitié était née entre Petite Fée et lui, anciennement connu sous le nom du "Mage Blanc". Petite Fée était même tombée follement amoureuse de lui, mais elle n’osait pas lui avouer son amour car même s'il était veuf depuis des années, il semblait encore très attaché à son défunte épouse, une femme d’une extrême bonté aussi belle que l’aurore. Petite Fée lui rendait souvent visite, mais pas depuis quelques temps : son cœur était meurtri de ne pouvoir lui avouer ses sentiments véritables. Le Mage Blanc se sentit au cours de ces mois sans Petite Fée de plus en plus triste. Petite Fée lui avait dit qu’elle partait rendre visite à sa mère qu’elle n’avait pas vu depuis des mois. En réalité, elle allait soigner son cœur blessée auprès de celle qui avait toujours su trouver les mots justes pour l’apaiser. De son côté, le Mage Blanc occupait ses journées à étudier , à créer de nouveaux sortilèges, et à s’occuper de son jardin, réputé dans toute la région. Maryaelle, sorcière maléfique dont la beauté était aussi enchanteresse que la nuit profonde, avait voulu rencontrer ce mage blanc. Elle avait décidé de lui voler ses secrets et d’en faire son esclave. N’était-il pas un homme seul et vulnérable ? Il était certes un magicien puissant dont les pouvoirs étaient incommensurables ; mais c’était tout de même une homme. On ne sait pas par quel malheureux hasard, la vie est pleine de mystère, le sort tomba sur le Mage Blanc. Ce dernier , envoûté par le charme agissant de la Sorcière Maryaelle qui n’eut recours qu’à un sortilège mineur pour l’asservir, devint aussitôt son serviteur dévoué. Il ne lui était pas indifférent, elle avait donc décidé qu’il serait également un de ses nombreux amants. Maryaelle, qui depuis longtemps voulait s’emparer des pouvoirs des fées, trouvait en lui une aide considérable. Il s’emparerait du pouvoir des fées sans qu’elles s’en aperçoivent, voyant toujours en lui leur grand ami. Pourquoi en effet, se serait-elle méfiée de lui ? Maryaelle avait tout prévu. Elle avait fait courir une rumeur qui disait qu’un mortel, chasseur de fées, en avait déjà capturé un bon nombre, dans des régions voisines, pour les ajouter à sa collection déjà conséquente. Les fées voyant les leurs disparaître une après l’autre commencèrent à paniquer. Elles ne sortaient plus seules, se promener dans la forêt comme à leur habitude et certaines ne sortaient même plus de le chez elle. La rumeur était parvenue jusqu’aux oreilles de Petite Fée, qui se faisait du souci pour ses amis. Elle décida d’écourter sa retraite et de revenir sur le champ .Arrivée au village, elle alla directement voir sa meilleure amie, Anabelle. Cette dernière, heureusement, était en bonne santé mais très secouée : son ami, Azaniel, avait disparu la nuit dernière. Petite Fée décida d’aller demander de l’aide à son grand ami, le Mage Blanc. Elle savait que son cœur saignerait à nouveau rien qu’à sa vue, mais il y allait du salut de tous et c’était, elle en était intimement persuadée, leur seul espoir. Elle prit donc seule, et contre l’avis d’Anabelle, la route menant vers la demeure de son vieil ami. Elle ne le vit pas comme à son accoutumée en train de s’occuper de ses plantes. Il devait être à l’intérieur, trop occupé à confectionner de nouvelles potions. Elle remarqua que sa serre, sa si précieuse serre, était à l’abandon… Il lui est arrivé quelque chose, se dit-elle, prise d’une soudaine panique. Elle entra dans le salon qu’elle trouva désert, il devait être dans son atelier, se rassura-t-elle. Elle entendait un bruit, qu’elle reconnut, au fond de la maison. Il était bien là. Elle entra dans l’atelier et fut immobilisée. Elle ne pouvait plus bouger. Mais que lui arrivait-il ? C’est alors qu’elle l’aperçut, son visage portait les marques d’une grande fatigué mais était sans expression. Il paraissait comme possédé. Elle essaya de lui parler, mais sa voix n’arrivait pas à sortir. Elle devait pourtant réussir . Reiyel… fut le seul mot qu’elle parvint à prononcer après un effort intense. Elle réessaya.
-        Reiyel… Ne me reconnais-tu pas ? C’est moi, Petite Fée…
Il la regarda mais son visage était toujours aussi inexpressif. Elle remarqua, maintenant qu’il était suffisamment proche d’elle, qu’il n’arborait plus sa magnifique robe blanche, il l’avait troquée contre des vêtements couleur de nuit.
-        Reiyel, écoute-moi, tu n’es plus toi-même… Tu es sous l’emprise d’un sortilège… Réagis, Reiyel !
Elle avait terminé sa phrase dans un cri, un cri de désespoir. Il la transportait maintenant vers sa table de travail, c’est alors qu’elle vit en face d’elle sur l’étagère, les statuettes de fée. Elle semblait de marbre et était d’une précision parfaite. Ces statuettes ne représentait que des petites fées endormies. Soudain, elle reconnut Azaniel. C’était la dernière statuette sur la droite. C’est alors qu’elle comprit ce qui l’attendait. C’était lui le «chasseur de fées ». Ca ne pouvait pas être lui, pas Reiyel… Il fallait qu’elle brise cet enchantement…
-         Reiyel, écoute-moi. Je t’aime ! Je t’ai toujours aimé…
Il était affairé à préparer ses instruments. Il s’était arrêté un moment en entendant ces trois petits mots qui portent en eux la plus puissante des magies, mais il était encore sous l'emprise maléfique de la socière.
-        Je t’ai toujours aimé, depuis la première fois que je t’ai vu. Mais tu semblais encore tellement amoureux de ta femme, d’ Ariana, que je pensais n’avoir aucune chance. Elle semblait dans toutes tes pensées…
Elle avait perçu une lueur quand elle avait prononcé son nom, le nom de cette femme qu’il avait tant aimé.
-        Lutte pour Ariana ! Tu l’as toujours aimé. Pense à ta femme !
Reiyel entendait une petite voix dans sa tête. Mais il la connaissait, c’était celle de Petite Fée. Il voulait ,lui aussi, lui parler mais il ne le pouvait pas, il était comme emprisonné dans son propre corps. Avait-il bien compris, elle l’aimait et ce depuis, le jour de leur rencontre. Elle n’avait jamais osé le lui dire parce qu’elle croyait qu’il ne l’aurait jamais aimée. Mais, il avait compris, depuis qu’il était prisonnier de ce sortilège, qu’il l’aimait de tout son être, c’était à elle qu’il pensait, c’était elle, sa lueur d’espoir. Il avait vraiment aimé sa femme mais elle n’était plus de ce monde à présent et elle l’aimait. Il s’apprêtait à lui voler ses pouvoirs et elle l’aimait . Il se figea tout à coup. Il menait une lutte contre le même pour reprendre possession de son corps. Il ne pouvait pas lui voler ses pouvoirs, pas à elle, pas ceux de Petite Fée… Petite Fée était épuisée par l’effort qu’elle venait de faire. Il la vit tout à coup, elle semblait sans vie. A cet instant, le charme se brisa, il retrouva possession de son corps et prit Petite Fée dans ses mains. Lui ayant donné sa taille humaine, il posa sa tête contre son cœur. Il battait, elle n’était pas morte. Par il ne savait quel moyen, elle avait réussi à lui parler alors que le sortilège qui l’emprisonnait l’en empêcher normalement. Il avait tellement eu peur de la perdre… Il avait toujours la tête contre sa poitrine quand il sentit une main sur son visage. Il releva la tête : Petite Fée le regardait en souriant. Il l’embrassa. C’est alors qu’il entendit des petits rires cristallins et des bruissements d’ailes. Ils ne s’étaient pas aperçus que toutes les fées avaient été libérés, une fois le sortilège qui maintenait Reiyel prisonnier, fut brisée. Petite Fée n’avait jamais été aussi heureuse. Elle allait enfin pouvoir vivre heureuse avec celui qu’elle aimait. La vie n’avait jamais semblé aussi belle…
 
F in
 
par marypistache publié dans : Histoires ou contes de fées
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Mercredi 25 janvier 2006

Petite Fée, la Fée des Rêves... 

         Le rêve de Petite Fée était que les hommes n'arrêtent jamais de croire en leurs rêves... Elle était la Fée des Rêves et en particulierdes Rêves Fous, c'étaient ceux qu'elle aimait le plus.Mais, despuis quelques temps, Petite Fée avait perdu espoir de réaliser ses rêves à elle... Elle n'y croyait pas assez fort, lui arrivait-il souvent de penser. Avait-elle raison ou tort, là n'était pas la question. La question était de savoir où sa petite lueur d'espoir s'en était allée. Elle l'avait cherchée en vain derrière ses grands projets, ses petites peurs, ses grandes angoisses, ses plus souvenirs... Nulle part. La petite lueur d'espoir avait un jour disparu sans qu'elle s'en rende copte. Un chagrin d'amour lui avit brisé le coeur en mille morceaux. Eh oui, les fées ne sont pas à l'abir d'un chagrin d'amour malgré tout le bonheur qu'elles donnent au monde. Petite Fée n'arrivait plus à croire aux rêves des autres, elle ne pouvait plus être la Fée des Rêves... Mais c'était toute sa vie, elle était une fée. Que deviendrait-elle si elle n'était plus une fée? Elle se mit à pleurer... Elle était seule dans un bois tranquille, seule et elle pouvait enfin vider son coeur de toute la tristesse qu'elle avait accumulée toutes ses années... Aprés avoir pleuré toutes les larmes de son corps, elle sentit une douce chaleur sur son visage et malgré ses paupières closes, elle pouvait distinguer une lueur d'une luminosité extraordinaire. Elle n'osait pas ouvrir les yeux. C'est alors qu'elle entendit une voix aussi douce qu'un murmure lui dire:

-         Tu as enfin compris.
Elle ouvrit les yeux et vit une petite fée couleur soleil qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau assise sur une branche. Elle osa parler :
-         Compris quoi ?
-         Tu es la Fée des Rêves, mais tu as aussi TES rêves. Il ne faut pas que tu l’oublies. Tes rêves sont aussi importants que ceux que tu aides à mettre au monde. Si tu ne crois pas en tes rêves alors tous les rêves mourront aussi…
-         Je ne comprends pas…
La petite fée auréolée d’une aura dorée répondit :
-         Même les rêves qui meurent ont existé. Ils devaient mourir pour laisser place à un autre rêve. Tu ne peux pas réaliser tous les rêves. Et pour réaliser un rêve, il faut vraiment y croire. Je m’étais enfuie parce que je ne me trouvais plus à ma place…
La petite fée s’était tue un moment puis poursuivit :
-         Tu étais tellement triste et tu semblais avoir perdu tout espoir que j’ai décidé de t’aider…
Petite Fée la coupa en s’exclama :
-         Mais tu m’as abandonnée…
-         Non, je ne t’ai pas abandonnée. Je t’ai donné la possibilité de te retrouver, de te délivrer de ta tristesse et de croire à nouveau en toi ! Ne sens-tu pas une différence ?

           Petite Fée ferma les yeux et ressentit dans sa poitrine un feu intense mais tellement doux… Elle ne s’était jamais sentie aussi bien. Quand elle ouvrit les yeux la petite fée toute dorée n’était plus là, Petite Fée avait compris et souriait à présent. Elle s’était levée et avait commencé à marcher. Quand elle se retourna une dernière fois pour essayer de l'apercevoir, elle entendit la petite voix de la fée portée par le vent lui dire :

 « N’arrête jamais de croire en tes rêves, jamais, jamais…»

Fin

 

par marypistache publié dans : Histoires ou contes de fées
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Samedi 21 janvier 2006
Riquet à la houppe
papillon
 
Il était une fois une Reine qui accoucha d'un fils, si laid et si mal fait, qu'on douta longtemps s'il avait forme humaine. Une Fée qui se trouva à sa naissance assura qu'il ne laisserait pas d'être aimable, parce qu'il aurait beaucoup d'esprit; elle ajouta même qu'il pourrait, en vertu du don qu'elle venait de lui faire, donner autant d'esprit qu'il en aurait à la personne qu'il aimerait le mieux. Tout cela consola un peu la pauvre Reine, qui était bien affligée d'avoir mis au monde un si vilain marmot. Il est vrai que cet enfant ne commença pas plus tôt à parler qu'il dit mille jolies choses, et qu'il avait dans toutes ses actions je ne sais quoi de si spirituel, qu'on en était charmé. J'oubliais de dire qu'il vint au monde avec une petite houppe de cheveux sur la tête, ce qui fit qu'on le nomma Riquet à la houppe, car Riquet était le nom de la famille.
Au bout de sept ou huit ans la Reine d'un Royaume voisin accoucha de deux filles. La première qui vint au monde était plus belle que le jour: la Reine en fut si aise, qu'on appréhenda que la trop grande joie qu'elle en avait ne lui fit mal. La même Fée qui avait assisté à la naissance du petit Riquet à la houppe était présente, et pour modérer la joie de la Reine, elle lui déclara que cette petite Princesse n'aurait point d'esprit, et qu'elle serait aussi stupide qu'elle était belle. Cela mortifia beaucoup la Reine; mais elle eut quelques moments après un bien plus grand chagrin, car la seconde fille dont elle accoucha se trouva extrêmement laide. «Ne vous affligez point tant, Madame, lui dit la Fée; votre fille sera récompensée d'ailleurs, et elle aura tant d'esprit, qu'on ne s'apercevra presque pas qu'il lui manque de la beauté. —Dieu le veuille, répondit la Reine; mais n'y aurait-il point moyen de faire avoir un peu d'esprit à l'aînée qui est si belle? —Je ne puis rien pour elle, Madame, du côté de l'esprit, lui dit la Fée, mais je puis tout du côté de la beauté; et comme il n'y a rien que je ne veuille faire pour votre satisfaction, je vais lui donner pour don de pouvoir rendre beau ou belle la personne qui lui plaira.»
À mesure que ces deux Princesses devinrent grandes, leurs perfections crûrent aussi avec elles, et on ne parlait partout que de la beauté de l'aînée, et de l'esprit de la cadette. Il est vrai aussi que leurs défauts augmentèrent beaucoup avec l'âge. La cadette enlaidissait à vue d’œil, et l'aînée devenait plus stupide de jour en jour. Ou elle ne répondait rien à ce qu'on lui demandait, ou elle disait une sottise. Elle était avec cela si maladroite qu'elle n'eût pu ranger quatre Porcelaines sur le bord d'une cheminée sans en casser une, ni boire un verre d'eau sans en répandre la moitié sur ses habits. Quoique la beauté soit un grand avantage dans une jeune personne, cependant la cadette l'emportait presque toujours sur son aînée dans toutes les Compagnies. D'abord on allait du côté de la plus belle pour la voir et pour l'admirer, mais bientôt après, on allait à celle qui avait le plus d'esprit, pour lui entendre dire mille choses agréables; et on était étonné qu'en moins d'un quart d'heure l'aînée n'avait plus personne auprès d'elle, et que tout le monde s'était rangé autour de la cadette. L'aînée, quoique fort stupide, le remarqua bien, et elle eût donné sans regret toute sa beauté pour avoir la moitié de l'esprit de sa sœur. La Reine, toute sage qu'elle était, ne put s'empêcher de lui reprocher plusieurs fois sa bêtise, ce qui pensa faire mourir de douleur cette pauvre Princesse.
Un jour qu'elle s'était retirée dans un bois pour y plaindre son malheur, elle vit venir à elle un petit homme fort laid et fort désagréable, mais vêtu très magnifiquement. C'était le jeune Prince Riquet à la houppe, qui étant devenu amoureux d'elle sur ses Portraits qui couraient par tout le monde, avait quitté le Royaume de son père pour avoir le plaisir de la voir et de lui parler. Ravi de la rencontrer ainsi toute seule, il l'aborde avec tout le respect et toute la politesse imaginable. Ayant remarqué, après lui avoir fait les compliments ordinaires, qu'elle était fort mélancolique, il lui dit: «Je ne comprends point, Madame, comment une personne aussi belle que vous l'êtes peut être aussi triste que vous le paraissez; car, quoique je puisse me vanter d'avoir vu une infinité de belles personnes, je puis dire que je n'en ai jamais vu dont la beauté approche de la vôtre. —Cela vous plaît à dire, Monsieur», lui répondit la Princesse, et en demeure là. «La beauté, reprit Riquet à la houppe, est un si grand avantage qu'il doit tenir lieu de tout le reste; et quand on le possède, je ne vois pas qu'il y ait rien qui puisse nous affliger beaucoup. — J'aimerais mieux, dit la Princesse, être aussi laide que vous et avoir de l'esprit, que d'avoir de la beauté comme j'en ai, et être bête autant que je le suis. —Il n'y a rien, Madame, qui marque davantage qu'on a de l'esprit, que de croire n'en pas avoir, et il est de la nature de ce bien-là, que plus on en a, plus on croit en manquer. — Je ne sais pas cela, dit la Princesse, mais je sais bien que je suis fort bête, et c'est de là que vient le chagrin qui me tue. — Si ce n'est que cela, Madame, qui vous afflige, je puis aisément mettre fin à votre douleur. — Et comment ferez-vous? dit la Princesse. — J'ai le pouvoir, Madame, dit Riquet à la houppe, de donner de l'esprit autant qu'on en saurait avoir à la personne que je dois aimer le plus, et comme vous êtes, Madame, cette personne, il ne tiendra qu'à vous que vous n'ayez autant d'esprit qu'on en peut avoir, pourvu que vous vouliez bien m'épouser.» La Princesse demeura toute interdite, et ne répondit rien. «Je vois, reprit Riquet à la houppe, que cette proposition vous fait de la peine, et je ne m'en étonne pas; mais je vous donne un an tout entier pour vous y résoudre.» La Princesse avait si peu d'esprit, et en même temps une si grande envie d'en avoir, qu'elle s'imagina que la fin de cette année ne viendrait jamais; de sorte qu'elle accepta la proposition qui lui était faite. Elle n'eut pas plus tôt promis à Riquet à la houppe qu'elle l'épouserait dans un an à pareil jour, qu'elle se sentit tout autre qu'elle n'était auparavant; elle se trouva une facilité incroyable à dire tout ce qui lui plaisait, et à le dire d'une manière fine, aisée et naturelle. Elle commença dès ce moment une conversation galante et soutenue avec Riquet à la houppe, où elle brilla d'une telle force que Riquet à la houppe crut lui avoir donné plus d'esprit qu'il ne s'en était réservé pour lui-même. Quand elle fut retournée au Palais, toute la Cour ne savait que penser d'un changement si subit et si extraordinaire, car autant qu'on lui avait ouï dire d'impertinences auparavant, autant lui entendait-on dire des choses bien sensées et infiniment spirituelles. Toute la Cour en eut une joie qui ne se peut imaginer; il n'y eut que sa cadette qui n'en fut pas bien aise, parce que n'ayant plus sur son aînée l'avantage de l'esprit, elle ne paraissait plus auprès d'elle qu'une Guenon fort désagréable. Le Roi se conduisait par ses avis, et allait même quelquefois tenir le Conseil dans son Appartement. Le bruit de ce changement s'étant répandu, tous les jeunes Princes des Royaumes voisins firent leurs efforts pour s'en faire aimer, et presque tous la demandèrent en Mariage; mais elle n'en trouvait point qui eût assez d'esprit, et elle les écoutait tous sans s'engager à pas un d'eux. Cependant il en vint un si puissant, si riche, si spirituel et si bien fait, qu'elle ne put s'empêcher d'avoir de la bonne volonté pour lui. Son père s'en étant aperçu lui dit qu'il la faisait la maîtresse sur le choix d'un Époux, et qu'elle n'avait qu'à se déclarer. Comme plus on a d'esprit et plus on a de peine à prendre une ferme résolution sur cette affaire, elle demanda, après avoir remercié son père, qu'il lui donnât du temps pour y penser.
Elle alla par hasard se promener dans le même bois où elle avait trouvé Riquet à la houppe, pour rêver plus commodément à ce qu'elle avait à faire. Dans le temps qu'elle se promenait, rêvant profondément, elle entendit un bruit sourd sous ses pieds, comme de plusieurs personnes qui vont et viennent et qui agissent. Ayant prêté l'oreille plus attentivement, elle ouït que l'un disait: «Apporte-moi cette marmite»; l'autre: «Donne-moi cette chaudière»; l'autre: «Mets du bois dans ce feu.» La terre s'ouvrit dans le même temps, et elle vit sous ses pieds comme une grande Cuisine pleine de Cuisiniers, de Marmitons et de toutes sortes d'Officiers nécessaires pour faire un festin magnifique. Il en sortit une bande de vingt ou trente Rôtisseurs, qui allèrent se camper dans une allée du bois autour d'une table fort longue, et qui tous, la lardoire à la main, et la queue de Renard sur l'oreille, se mirent à travailler en cadence au son d'une Chanson harmonieuse. La Princesse, étonnée de ce spectacle, leur demanda pour qui ils travaillaient. «C'est, Madame, lui répondit le plus apparent de la bande, pour le Prince Riquet à la houppe, dont les noces se feront demain.» La Princesse encore plus surprise qu'elle ne l'avait été, et se ressouvenant tout à coup qu'il y avait un an qu'à pareil jour elle avait promis d'épouser le Prince Riquet à la houppe, elle pensa tomber de son haut. Ce qui faisait qu'elle ne s'en souvenait pas, c'est que, quand elle fit cette promesse, elle était une bête, et qu'en prenant le nouvel esprit que le Prince lui avait donné, elle avait oublié toutes ses sottises. Elle n'eut pas fait trente pas en continuant sa promenade, que Riquet à la houppe se présenta à elle, brave, magnifique, et comme un Prince qui va se marier. «Vous me voyez, dit-il, Madame, exact à tenir ma parole, et je ne doute point que vous ne veniez ici pour exécuter la vôtre, et me rendre, en me donnant la main, le plus heureux de tous les hommes. — Je vous avouerai franchement, répondit la Princesse, que je n'ai pas encore pris ma résolution là-dessus, et que je ne crois pas pouvoir jamais la prendre telle que vous la souhaitez. — Vous m'étonnez, Madame, lui dit Riquet à la houppe. — Je le crois, dit la Princesse, et assurément si j'avais affaire à un brutal, à un homme sans esprit, je me trouverais bien embarrassée. Une Princesse n'a que sa parole, me dirait-il, et il faut que vous m'épousiez, puisque vous me l'avez promis; mais comme celui à qui je parle est l'homme du monde qui a le plus d'esprit, je suis sûre qu'il entendra raison. Vous savez que, quand je n'étais qu'une bête, je ne pouvais néanmoins me résoudre à vous épouser; comment voulez-vous qu'ayant l'esprit que vous m'avez donné, qui me rend encore plus difficile en gens que je n'étais, je prenne aujourd'hui une résolution que je n'ai pu prendre dans ce temps-là? Si vous pensiez tout de bon à m'épouser, vous avez eu grand tort de m'ôter ma bêtise, et de me faire voir plus clair que je ne voyais. — Si un homme sans esprit, répondit Riquet à la houppe, serait bien reçu, comme vous venez de le dire, à vous reprocher votre manque de parole, pourquoi voulez-vous, Madame, que je n'en use pas de même, dans une chose où il y va de tout le bonheur de ma vie? Est-il raisonnable que les personnes qui ont de l'esprit soient d'une pire condition que ceux qui n'en ont pas? Le pouvez-vous prétendre, vous qui en avez tant, et qui avez tant souhaité d'en avoir? Mais venons au fait, s'il vous plaît. À la réserve de ma laideur, y a-t-il quelque chose en moi qui vous déplaise? Êtes-vous mal contente de ma naissance, de mon esprit, de mon humeur, et de mes manières? — Nullement, répondit la Princesse, j'aime en vous tout ce que vous venez de me dire. — Si cela est ainsi, reprit Riquet à la houppe, je vais être heureux, puisque vous pouvez me rendre le plus aimable de tous les hommes. — Comment cela se peut-il faire? lui dit la Princesse. — Cela se fera, répondit Riquet à la houppe, si vous m'aimez assez pour souhaiter que cela soit; et afin, Madame, que vous n'en doutiez pas, sachez que la même Fée qui au jour de ma naissance me fit le don de pouvoir rendre spirituelle la personne qu'il me plairait, vous a aussi fait le don de pouvoir rendre beau celui que vous aimerez, et à qui vous voudrez bien faire cette faveur. — Si la chose est ainsi, dit la Princesse, je souhaite de tout mon cœur que vous deveniez le Prince du monde le plus beau et le plus aimable; et je vous en fais le don autant qu'il est en moi.»
La Princesse n'eut pas plus tôt prononcé ces paroles, que Riquet à la houppe parut à ses yeux l'homme du monde le plus beau, le mieux fait et le plus aimable qu'elle eût jamais vu. Quelques-uns assurent que ce ne furent point les charmes de la Fée qui opérèrent, mais que l'amour seul fit cette Métamorphose. Ils disent que la Princesse ayant fait réflexion sur la persévérance de son Amant, sur sa discrétion, et sur toutes les bonnes qualités de son âme et de son esprit, ne vit plus la difformité de son corps, ni la laideur de son visage, que sa bosse ne lui sembla plus que le bon air d'un homme qui fait le gros dos, et qu'au lieu que jusqu'alors elle l'avait vu boiter effroyablement, elle ne lui trouva plus qu'un certain air penché qui la charmait; ils disent encore que ses yeux, qui étaient louches, ne lui en parurent que plus brillants, que leur dérèglement passa dans son esprit pour la marque d'un violent excès d'amour, et qu'enfin son gros nez rouge eut pour elle quelque chose de Martial et d'Héroïque.
Quoi qu'il en soit, la Princesse lui promit sur-le-champ de l'épouser, pourvu qu'il en obtînt le consentement du Roi son Père. Le Roi ayant su que sa fille avait beaucoup d'estime pour Riquet à la houppe, qu'il connaissait d'ailleurs pour un Prince très spirituel et très sage, le reçut avec plaisir pour son gendre. Dès le lendemain les noces furent faites, ainsi que Riquet à la houppe l'avait prévu, et selon les ordres qu'il en avait donnés longtemps auparavant.
 
MORALITÉ
Ce que l'on voit dans cet écrit,
Est moins un conte en l'air que la vérité même;
Tout est beau dans ce que l'on aime,
Tout ce qu'on aime a de l'esprit.
 
AUTRE MORALITÉ
Dans un objet où la Nature,
Aura mis de beaux traits, et la vive peinture
D'un teint où jamais l'Art ne saurait arriver,
Tous ces dons pourront moins pour rendre un cœur sensible,
Qu'un seul agrément invisible
Que l'Amour y fera trouver.
Charles Perrault
Contes du Temps passé
 
par Charles Perrault publié dans : Histoires ou contes de fées
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Jeudi 19 janvier 2006
Une robe dans une noix
 
Les petites fées lisent des histoires de princesses et les petites princesses des histoires de fées, c’est bien connu. Maelys était tombée sous le charme de cette princesse qui avait trouvé dans des noix de magnifiques robes couleur soleil et couleur de lune... Elle avait décidé, elle aussi, de se mettre à la recherche des ses noix extraordinaires et de trouver une de ses magnifiques robes. Eynora, sa maman, avait trouvait l’idée originale et voulait aider son petit bout de chou en lui faisant une surprise. Elle avait décidé de lui confectionner la plus belle des robes de princesse. Elle se mettait au travail quand Maelys sortait chercher ses fameuses noix avec sa meilleure amie Ceylia. Elle fouillait la forêt de fond en comble mais pas la moindre trace de noix. Sa mère ne voulait pas la décourager car elle savait bien qu’il n’y avait pas de noix dans la forêt. Elle était donc aller en chercher une chez les humains. Il faut savoir qu’une fée ne vole jamais. Elle l’avait donc échangée contre un magnifique bouquet de fleurs de champs. Elle avait pris la petite qu’elle avait trouvé et l’avait ouverte. Heureusement que les humais avaient inventé le casse-noisette! Ca n’avait pas été facile mais elle avait finalement réussi à l’ouvrir. Ne restait plus qu’à la cacher le temps de confectionner la robe ! Elle la cacha dans le grenier. Eynora ,voyant sa fille se décourageait après être revenu bredouille, décida de lui redonner espoir.
-        Ma chérie, quand tu auras trouvé cette noix, qu’y aura-t-il à l’intérieur ? demanda-t-elle à Maelys qui boudait dans un coin.
La petite fille sortit de sa torpeur, se leva et alla s’asseoir sur les genoux de sa mère. 
-        La plus magnifique des robes, maman. Elle aura la douceur des pétales de roses et la couleur de la neige, répondit-elle les yeux pétillants.
-        Une robe toute blanche ?
-        Oui, avec des perles de rosée. Elle sera grande comme ça, avec des perles partout…
La petite fille était tout excitée et faisait de grands gestes. Elle semblait dessiner la robe dans les airs.
-        Mais, elle doit être magnifique, cette robe ! Tu ne voudrais pas me la dessiner? demanda Eynora avec un grand sourire.
-        Oh si maman ! C’est une merveilleuse idée.
Elle partit en courant chercher ses crayons et une feuille, s’assit près de sa mère et se mit à dessiner. La robe ressemblait à une robe de princesse que Maelys avait dû voir dans son livre de contes. Maintenant qu’Eynora savait ce que sa fille désirait et en avait un modèle précis, il ne lui restait qu’à trouver les perles de rosée et la rose aussi blanche que la neige. Elle n’en avait jamais vu dans la forêt et elle savait qu’elle devrait une fois de plus faire appel aux humains. Elle partait donc le soir pendant que sa fille dormait profondément à la recherche de cette magnifique rose blanche qui ferait le bonheur de sa fille. Pour les perles de rosées, elle réfléchirait plus tard. Elle savait que cette robe aurait une existence de vie limitée, c’est ce qui ferait sa beauté. Mais avec un petit enchantement, elle pourrait la rendre éternelle. Elle garderait à jamais la douceur des pétales de rose et serait perlée de gouttes de rosée. Ce sortilège lui permettrait de cacher la noix dans la forêt pour laisser à sa fille le plaisir de la découvrir. Après plusieurs nuits infructueuses, elle trouva enfin ce qu’elle cherchait. Une magnifique rose blanche lui tendait les bras. A son grand regret, c’était la seule à être ouverte, toutes les autres étaient soit des boutons soit des bourgeons. Pour remercier le propriétaire de cette rose de son don, elle fit éclore toutes les roses blanche après avoir récité une formule magique. Elle rentra chez elle et cacha sa trouvaille dans le grenier. Comme l’aube allait se lever, elle décida d’aller collecter les « perles de rosée », comme le disait Maelys. Par un petit sortilège, elle rendit les gouttes de rosée aussi solide que de la glace. Elles étaient magnifiques. On aurait dit des perles de cristal. Eynora ne prenait